Nos fameuses retrouvailles

Juillet 2005 : Chacune arriva par ses propre moyen au lieu de destination. A première vue, le chalet cosy n’avait pas pris une ride. Toujours cette même flore luxuriante qui conférait à l’endroit un air de jungle urbaine. Le petit ruisseau qui jouxtait la maison s’était un peu vidé mais cela n’empêchaient pas quelques truites de s’y balader sereinement entre 2 pontes. A l’instar d’une haie d’honneur, les fleurs de l’allée se dressaient fièrement pour accueillir avec joie le retour des 6 amies. L’espace barbecue et la terrasse avaient subis quelques travaux de stabilisation mais ces rénovations nécessaires n’avaient eu aucun impact sur le charme reposant de ce lieu lumineux et convivial. Pour toutes, ces retrouvailles et ce retour aux sources étaient devenus une nécessité vitale qu’elles attendaient avec impatience depuis maintenant 20 ans. Une parenthèse de 3 jours loin de l’effervescence de la ville, des responsabilités en tous genres et d’un quotidien parfois trop pesant. En franchissant la propriété, chacune avaient instinctivement laissé derrière elle ses problèmes afin de profiter pleinement de cette escapade. Si certaines ont eu la chance de continuer à se fréquenté, d’autres en revanche, avaient déménagé et s’étaient contentés malgré elles d’appels furtifs entre 2 obligations professionnelles. 20 ans jours pour jours. Les mêmes expressions, les mêmes regards, les mêmes rires, les même mimiques. « C’est bon d’être à la maison les filles ! Vous n’avez pas changé ! » Première parole d’une longue série. Comme à son habitude, c’est Zoé qui brisa la première le silence de ces retrouvailles exceptionnelles. Loquace et drôle, elle n’avait pas perdu une miette de son charme ravageur. Laura légèrement en retrait du groupe ne put retenir ses larmes en se voyant à nouveau toutes réunies. Ses brillantes études de médecine avaient conduit cette petite boule de neurones à un poste de responsable de service en pédiatrie du CHU de Liège. Chris, fidèle à sa passion avait pour l’occasion concocté un apéro digne d’un restaurant étoilé. Ses cheveux repris dans un chignon négligé lui donnait l’assurance d’un cuistot expérimenté. Unanimement, elle était considérée par ses amies comme la petite bombe de service mais mine de rien ! Usée par des voyages humanitaires éprouvant, Caroline était sans doute celle qui avait le plus vieilli mais c’était aussi la plus sensible du groupe. Petite blonde un peu boulotte, elle cultivait à merveille l’art du don de soi et les bonnes tables avec toutes les personnes qu’elle croisait sur son chemin à l’autre bout du monde.

Caroline Leidgens

7/14/20261 min read

worm's-eye view photography of concrete building
worm's-eye view photography of concrete building

Le contenu de mon article