" L'impact des mots justes..."

/ Réseaux sociaux

"L’entreprenariat ; une « arme de destruction" de couple" ?

S’investir à 125% dans un projet dans lequel on croit, c’est très souvent repousser ses limites, un investissement colossal, décupler ses connaissances, apprivoiser des passages à vide, rivaliser avec ses « failles » ...

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"J’ai le plaisir de ne rien vous annoncer..."

Je fais de mon mieux au quotidien dans mes deux jobs en veillant à répondre aux différentes attentes. Plus « jeune », j’avais 1.001 de rêves ; j’ai tutoyé les défis les plus fous et j’ai côtoyé les ambitions les plus audacieuses. Aujourd’hui, je n’ai étanché aucune soif. Je me « résous » à trouver un équilibre personnel qui me fait vibrer et à jongler entre ma vie professionnelle et privée...

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"Le temps qui passe ..."

Lorsque mes garçons étaient petits, je me projetais et j'aimais à imaginer le.a conjoint.e qu’ils allaient un jours, probablement, me présenter. Aujourd’hui, mes garçons sont quasi en âge de travailler et j’imagine non plus le.a conjoint.e qu’ils vont un jour, probablement, me présenter mais l’employeur qui va les engager. Et là, je me surprends à paniquer à la vue de certains profils...

THE BRIDGET EFFECT

Avril 2020

Dans vos regards

INTRODUCTION

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, plus de 3,9 milliards de personnes sont obligées ou appelées à rester chez elles, soit la moitié de la population mondiale ! Une situation surréaliste et inédite. Du jamais vu. En lisant des publications sur les réseaux sociaux ou en parlant avec un bon nombre de personnes, j’ai été interpellée par la diversité et la richesse des schémas de pensées dans ce contexte difficile. L’envie de coucher sur papier différents témoignages personnels a résonné en moi comme une nécessité, il fallait donner vie à tous ces ressentis … parfois confinés eux aussi.

/ Littérature

1 livre... 65 témoignages

Une plongée inédite dans le quotidien d'hommes et de femmes confinés et en première ligne .

"Il faut que tu écrives comme si personne n'allait te lire ; écrire pour toi, être authentique, avec tes tripes, sans nuance, ça doit te ressembler sinon ton oeuvre aura le goût du commun et l'attrait du banal. Ce sont approximativement les paroles d'un éditeur à son écrivain. Alors que je suis avachie dans mon divan un dimanche pluvieux d'octobre devant un film, cette phrase résonne en moi comme un pistolet de starter qui donne le départ d'une course".

Avril 2023
Derrière chaque grande femme se cache une môme

/ essais

Jeanne...

La sagesse, l’expérience, la volonté, l’envie et la rage de vivre invitent sans cesse Jeanne à profiter encore pleinement de la vie, malheureusement sa santé voit les choses autrement. Elle sent dans sa chair et dans son corps que la vie qui bat en elle s’essouffle peu à peu. Ses jambes qui autrefois la portait au bout du monde ont le charisme d’une pâte crue prête à se fendre au moindre geste trop brutal. La douleur est neutralisée par des médicaments toujours plus puissants et pourtant, elle ne cessera jamais d’avoir mal … Dans son corps, dans son cœur et dans sa tête. C’est bien trop tôt pour partir ; Je ne suis pas prête L’ainée de 4 enfants, Jeanne a toujours dû batailler ferme pour se faire une place au soleil. Fille d’un avocat brillant trop souvent absent et infidèle et d’une mère « femme enfant » fragile et instable, rapidement, elle s’est vu confier de lourdes responsabilités. Ce chapitre là de sa vie est de loin le moins heureux mais il n’en reste pas moins le plus décisif. Des souvenirs amers enfouis au plus profond vont faire d’elle une « adolescente aux cicatrices » et une femme au caractère bien trempé. Une femme, une épouse qui n’a que faire des convenances, des règles et des principes. Capable de nommer sans retenue et sans pudeur chaque sentiment et chaque émotion, elle choque avec ses certitudes, ses prises de position radicales et son regard corsé sur la vie. Selon elle, pour la plupart, la vie est un mauvais bal masqué ou chacun au dépit de son intégrité, de ses aspirations ou encore de ses envies préfère parfois arroser un jardin secret parfois immonde plutôt que d’assumer ses choix. Plus que tout, elle déteste l’injustice sous toute ses formes. A l’heure où nombre de ses connaissances, hommes ou femmes trouvent sens à leur vie surfaite en trompant leur conjoint, époux ou épouses, elle revendique l’authenticité pour prendre part au bonheur. A l’heure où certains délaissent femmes et enfants pour construire un empire, elle aspire à une forme de simplicité parfois insolente et inconsciente. Dans ses moments les plus sombres, elle déteste du plus profond de son âme ce que l’homme est capable d’accomplir dans les pires heures de l’histoire. Un tempérament rebelle et parfaitement assumé qui n’est pas en phase avec la réalité convenante de ses paires.

Un bruit sourd sortit Jeanne de ses pensées. Une infirmière vêtue d’une blouse blanche délavée venait de forcer la lourde porte de sa chambre pour lui apporter son diner. Aujourd’hui, c’était Marina qui était à son service. Jeanne fut soulagée de la voir débarquer, c’était sa préférée. Sans doute une histoire de complicité ou de convergences dans les idées lors de chaque propos échangés. Pas plus grande que 3 pommes, Marina avait bien compris que sa taille ne serait jamais un atout de séduction féroce alors elle avait décidé de tout miser sur son look ; coloré, chic et légèrement sexy. Juste assez pour attirer la convoitise d’hommes respectables mais pas le regard obscène de quelques mâles en rut mal attentionnés. Ses cheveux étaient blonds vénitiens et toujours relevés. Cette dégaine lui conférait une allure parfois un peu « bobo » mais elle s’en foutait éperdument. Peu importe l’heure, le jour ou les saisons, Marina avait toujours sur son visage un sourire capable d’illuminer un crépuscule trop timide. Elle rayonnait même sans parler. Une forme de bienveillance solidement accroché à son regard qui était capable de panser malgré elle toutes les plaies de l’âme en même temps.

Nos fameuses retrouvailles...

Juillet 2005. Chacune arriva par ses propre moyen au lieu de destination. A première vue, le chalet cosy n’avait pas pris une ride. Toujours cette même flore luxuriante qui conférait à l’endroit un air de jungle urbaine. Le petit ruisseau qui jouxtait la maison s’était un peu vidé mais cela n’empêchaient pas quelques truites de s’y balader sereinement entre 2 pontes. A l’instar d’une haie d’honneur, les fleurs de l’allée se dressaient fièrement pour accueillir avec joie le retour des 6 amies.

L’espace barbecue et la terrasse avaient subis quelques travaux de stabilisation mais ces rénovations nécessaires n’avaient eu aucun impact sur le charme reposant de ce lieu lumineux et convivial. Pour toutes, ces retrouvailles et ce retour aux sources étaient devenus une nécessité vitale qu’elles attendaient avec impatience depuis maintenant 20 ans. Une parenthèse de 3 jours loin de l’effervescence de la ville, des responsabilités en tous genres et d’un quotidien parfois trop pesant. En franchissant la propriété, chacune avaient instinctivement laissé derrière elle ses problèmes afin de profiter pleinement de cette escapade.

Si certaines ont eu la chance de continuer à se fréquenté, d’autres en revanche, avaient déménagé et s’étaient contentés malgré elles d’appels furtifs entre 2 obligations professionnelles.

20 ans jours pour jours. Les mêmes expressions, les mêmes regards, les mêmes rires, les même mimiques. « C’est bon d’être à la maison les filles ! Vous n’avez pas changé ! » Première parole d’une longue série. Comme à son habitude, c’est Zoé qui brisa la première le silence de ces retrouvailles exceptionnelles. Loquace et drôle, elle n’avait pas perdu une miette de son charme ravageur. Laura légèrement en retrait du groupe ne put retenir ses larmes en se voyant à nouveau toutes réunies. Ses brillantes études de médecine avaient conduit cette petite boule de neurones à un poste de responsable de service en pédiatrie du CHU de Liège.

Chris, fidèle à sa passion avait pour l’occasion concocté un apéro digne d’un restaurant étoilé. Ses cheveux repris dans un chignon négligé lui donnait l’assurance d’un cuistot expérimenté. Unanimement, elle était considérée par ses amies comme la petite bombe de service mais mine de rien !

Usée par des voyages humanitaires éprouvant, Caroline était sans doute celle qui avait le plus vieilli mais c’était aussi la plus sensible du groupe. Petite blonde un peu boulotte, elle cultivait à merveille l’art du don de soi et les bonnes tables avec toutes les personnes qu’elle croisait sur son chemin à l’autre bout du monde.

"Les mots ne changent pas le monde... Ils changent la façon dont le monde regarde une idée".

#BRIDGET EFFECT